Disciple de Victor Hugo et de Théophile Gautier,
Banville est un des principaux fondateur de l'école "parnassienne", qui
influença de nombreux poètes à cette époque.
Sa poésie prone le culte de la beauté et de la pureté par
le ciselage des vers et des rimes. Il veut, à l'aide de la technique,
obtenir une forme parfaite par laquelle il entend faire naître
l'émotion.
Il s'oppose avec son ami Baudelaire à la
nouvelle poésie réaliste ainsi qu'à la dérive
larmoyante du romantisme.
C'est dans les recueils du Parnasse
contemporain que Banville (avec d'autres poètes) publie ses
oeuvres. Ces recueils ont beaucoup impressionnées le jeune Rimbaud qui,
dans l'espoir d'y être aussi publié, envoi à Banville une
lettre accompagnée de plusieurs poèmes (
Ophélie, Sensation
, Soleil et Chair).
La réponse de Banville est celle d'un maître à son jeune
disciple, encourageant celui-ci à travailler encore.
Un an plus tard, Rimbaud ayant radicalement changé sa vision de la
poésie lui adressera l'impertinent poème:
Ce qu'on
dit au poète à propos de fleurs, sorte de parodie du
style parnassienne.
Banville se détournera peu à peu de la poésie à la suite d'un violent désaccord avec le symbolisme. Il préférera rédiger ses souvenirs (l'âme de Paris, Mes souvenirs) et des contes (Madame Robert).
Principaux ouvrages :
Poésie:
Les Cariadites 1842,
Les Stalactites 1846,
Odes Funambulesques 1857,
Petit Traité de poésie française
1872.
Théatre:
Gringoire 1866.
C'est en octobre 1880 que Rimbaud rencontrera Alfred Bardey, son premier patron
en Afrique, ils ont le même âge, Bardey est athlétique, et
porte une barbe noire. A cette époque, Alfred Bardey est chargé
d'implanter en Afrique orientale la maison Mazerand-Vianney-Bardey au sein de
laquelle Rimbaud travaillera jusqu'en 1884, successivement à Aden et au
Harrar (en Ethiopie).Puis quelques années après, la firme est
mise en faillite, et les frères Bardey décident de créer
une nouvelle structure commerciale (Bardey frères) à laquelle
profitera la rentabilité des agences d'Aden et du Harrar.
Ils réembauchent Rimbaud, affecté à Aden. Rimbaud rompra
de lui-même son contrat un an après, pour se mettre à son
compte et organiser le fiasco de la caravane dite " Labattut " .
Il continuera par la suite à garder des relations commerciales
avec Bardey.
© Jean-Philippe Perrot
Certainement l'un des plus important poète du XIXe siècle
Charles Baudelaire est l'homme d'un seul livre, Les fleurs
du mal. Bien qu'il ait publié d'autres oeuvres
(Les paradis artificiels, Le spleen de Paris), c'est
avec Les fleurs du mal(livre qui fait scandale lors
de sa parution en 1857) qu'il va s'imposer comme le premier grand poète
"moderne", créateur d'une nouvelle esthétique où la
beauté et le sublime surgissent, grâce au langage poétique,
des réalités les plus triviales.
Rimbaud qui a lu et adoré Les fleurs du mal,
reconnaît en lui: "le premier voyant, roi des poètes, un vrai
Dieu", mais trouve toutefois sa forme trop classique.
C'est à Baudelaire que l'on doit aussi la traduction des romans
d'Edgard Alan Poe, cet autre maudit d'outre atlantique, dans lequel il
se reconnaît.
Mouvement littéraire contestataire créé à New-York
dans les années 50, au milieu de la "drug culture". C'était une
époque où l'Amérique savait douter d'elle-même...
Parmi les auteurs phares de ce mouvement légendaire, citons bien
sûr Jack Kerouac, Allen Ginsberg et William S. Burroughs.
Le terme "Beat", à l'origine, désignait les vagabonds
désoeuvrés qui voyageaient clandestinement dans les
wagons-marchandises. Mais c'est aussi le tempo que donne la batterie dans
une formation de jazz...
© neogonzo.com
Paterne Berrichon est le pseudonyme de Pierre Dufour, homme de lettres, qui
à la suite d'une longue correspondance (interessée?) épousa
la soeur de Rimbaud, Isabelle. Ils élaborent ensemble des éditions
des oeuvres d'Arthur, et différents ouvrages biographiques à
partir de leurs témoignages. S' ils ont contribué à sauver
de la disparition de nombreux documents, leur volonté première
fut de présenter Rimbaud comme un chrétien égaré
puis reconverti. La structure et la présentation mêmes de leurs
publications des oeuvres est pernicieuse puisqu'elles la subdivisent en parties
arbitraires à priori d'inégales importances. La démarche,
qui présida à leurs travaux autour de la pensée et de la
vie d'Arthur, est empreinte d'une forte volonté idéologique
liée aux valeurs traditionnelles, de respectabilité et de
moralité des textes, assurément en osmose avec les
mentalités de l'époque. Cela entacha durant un siècle
l'édition rimbaldienne et participa à la création du MYTHE.
Il faut attendre les éditions récentes des textes dans l'ordre
chronologique (l'oeuvre-vie, édition du centenaire, Arléa 1991)
pour se défaire de toute arrière pensée.
© Jean-Philippe Perrot
Cible favorite de l'album Zutique dans lequel il est
régulièrement raillé et parodié, François
Coppée reste pour Rimbaud Verlaine ou
Cros le poète des platitudes et des vers
insipides.
Influencé par Leconte de Lisle et
Théodore de Banville il rejoint le cercle du
Parnasse contemporain puis, s'en écarte pour
s'orienter vers un style de poésie moins grandiloquent où il
dépeint non sans clichés les réalités quotidiennes
(Les intimités, Les humble).
Mais c'est au théâtre qu'il obtient son plus grand succés
avec la comédie en vers, Le Passant.
Il est élu à l'Académie française en 1884.
Poète inclassable, Charles Cros est aussi physicien et se passionne pour
la musique, les mathématiques et les langues orientales.
C'est à partir de 1867 qu'il fréquente la bohème
littéraire et artistique parisienne.
Ami de Verlaine, il est avec lui sur les quais de la
gare de Strasbourg pour accueillir le jeune voyant qu'il hébergera une
quinzaine de jours.
Il fonde le cercle des poètes Zutistes ainsi que
l'album du même nom auquel Paul et Arthur participent. Cependant, il
prendra la défense de Mathilde Mauté lorsque Verlaine quittera
le domicile conjugale, ce qui brouillera les trois amis.
En 1873 il publie Le coffret de santal (son recueil
le plus célèbre) suivit en 1874 par
Le fleuve. Toutefois n’appartenant à aucune
école, ni parnassien, ni
symboliste, ni décadent son oeuvre sera,
pendant un moment, injustement ignoré ainsi que ses recherches
scientifiques (il inventa le phonographe un an avant Edison).
Charles Cros s'éteint en 1888 dans la misère et l'anonymat.
Heureusement, trente ans plus tard, les
surréalistes qui verront en lui
l'inventeur perpétuel, s'appliqueront à
révéler son oeuvre.
Delahaye est sans aucun doute le plus ancien et fidèle ami de Rimbaud,
et on lui doit, de par sa place de témoin privilégié,
les souvenirs, anecdotes et témoignages les plus sûrs.
C'est sur les bancs du collège de Charleville que Ernest, fils de
commerçant, et Arthur se rencontrent et deviennent rapidement
trés proche. Si Delahaye n'a jamais accompagné Rimbaud dans ses
déplacement, les deux amis ont toujours entretenus une longue et
abondante correspondance.
Ils se verront trés souvent (la plupart du temps à Charleville)
jusqu'en 1879, date à laquelle Rimbaud gagnera l'Afrique pour de
bon.
Delahaye publiera plusieurs ouvrages de souvenirs sur Rimbaud ainsi que sur
Verlaine, avec qui il s'est lié d'amitié
lors de sa visite à Paris en 1871. Tous ces ouvrages ont
été édités à La Baconnière,
Neuchatel.
Lorsque Rimbaud rencontre Paul Demeny, par l'intermédiaire de
Georges Izambard, celui-ci vient juste de publier son
recueil de poésie Les glaneuses. Il n'est pas
certain que Arthur apprécie vraiment le talent de Demeny, par contre il
sait que celui-ci est l'associé du directeur et éditeur de la
librairie artistique à Paris. Pour le jeune Rimbaud qui ne rêve
que de gloire littéraire c'est une chance à ne pas laisser passer.
Il envoi donc à Paul Demeny tous ses poèmes qu'il a
recopié durant son séjour chez les
demoiselles Gindre, dans l'espoir d'être
publié.
Quelques mois plus tard Rimbaud adresse a Demeny une des
lettre du voyant,
où il reconsidère sa conception de la poésie.
Il lui demande aussi de brûler tous les poèmes qu'il lui a fait
parvenir jugeant ceux-ci dépassés.
"brûlez, je le veux, et je crois que vous respecterez ma
volonté comme celle d'un mort, brûlez tous les vers que je fus
assez sot pour vous donner lors de mon séjour à Douai."
Heureusement Demeny n'en fera rien.
Nous ne disposons que de peu d'information concernant Djami Wadaï.
Quand Rimbaud le prit comme domestique à Harar, il était jeune,
agé de dix sept- dix huit ans et semble lui avoir porté une vive
affection. Djami accompagna Rimbaud au Caire en 1887. A sa mort, Rimbaud lui
légua une somme d'argent relativement importante (75O thalaris), mais
comme il était mort on eu le plus grand mal à la faire parvenir
à ses héritiers.
Dans une lettre à sa mère, la soeur de Rimbaud, Isabelle, raconte
que dans ses derniers jours de délires éveillés, Arthur
l'appellait parfois " Djami ".
© Jean-Philippe Perrot
Il est l'auteur du Coin de Table
(Musée d'Orsay) où figurent Rimbaud et Verlaine, tableau
conçu au départ comme un hommage à Baudelaire, à
l'instar de son Hommage à Delacroix de 1864.
Le poète Albert Mérat refusa de poser ne
voulant pas apparaître en compagnie de Rimbaud et fut remplacé
par un charmant pot de fleur. Avant de venir à Paris, Mérat
était pourtant l'un des seul poètes que Rimbaud estimait, le
considérant comme l'égal de Verlaine. Cette hostilité
envers le " philomate " résultait sans aucun doute de la parodie
Zutique, menée par Verlaine et Rimbaud, du recueil intitulé
L'idole , hommage à la beauté de
la femme, dans lequel l'on trouve le Sonnet du Trou du
Cul .
Peintre et lithographe français, Fantin Latour fréquente autant
les symbolistes que les réalistes, participe en compagnie de Manet,
Pissarro, Bazille, Renoir, Degas, Zola, aux " Réunions de l'école
des Batignolles ". Certaines de ses oeuvres, inspirées de Wagner, le
relient au courant "symboliste".
© Jean-Philippe Perrot
Caroline, Henriette et Isabelle Gindre sont les tantes adoptives de
Georges Izambard.
C'est chez elles, au 29 rue de l'Abbaye-des-Prés à Douai, que le jeune
professeur de réthorique logea Arthur aprés l'avoir fait
libérer de la prison de Mazas.
Rimbaud y séjournera au
cours du mois de septembre 1870 puis, une seconde fois au mois d'octobre
à la suite d'une nouvelle fugue.
Arthur profita de ces
séjours chez les demoiselles Gindres pour recopier tous ses
poèmes qui composeront le recueil souvent appelé:
Les cahiers de Douai.
A l'époque où Rimbaud fait ses premiers pas en poésie,
Victor Hugo est depuis longtemps un grand auteur connu et reconnu.
Une légende court comme quoi Arthur aurait été
présenté au créateur des
Misérables, celui-ci le désignant
comme "Shakespeare enfant !", cette rencontre reste
toutefois trés peu probable.
Ce qui est sûr par contre c'est que Rimbaud a lu et admiré
Victor Hugo dont on retrouve l'influence dans des poèmes
comme Les Etrennes des Orphelins ou
Le Bateau ivre. Arthur dans les
lettres du voyant,
reconnaîtra que "Hugo a bien vu" mais le trouvera
"trop cabochard".
C'est en janvier 1870, à l'age de vingt deux ans, que Georges Izambard
fût nommé professeur de réthorique au collège de
Charleville. L'élève Rimbaud se lie trés vite
d'amitié avec ce jeune enseignant qui va devenir bien plus qu'un simple
professeur.
Izambard va initier Rimbaud à la poésie
"parnassienne" et lui faire découvrir de nombreux ouvrages notament
Les misérables de
Victor Hugo.
Quand parfois Izambard est amené à quitter Charleville, il laisse
les clés de sa bibliothèque au jeune Arthur toujours avide de
connaissances.
Lorsqu'à la suite de sa première fugue Rimbaud est
incarcéré à la prison de Mazas, c'est à son ancien
professeur qu'il demande de l'aide.
Celui-ci le fait libérer et l'emmène à Douai où
il séjourne chez les demoiselles Gindre,
séjour au cours duquel: "il ne se fait pas de bile, il est au
chaud, il recopie des vers qui ont le toupet d'être charmants...",
écrit Izambard.
A cette période Arthur rencontre, par l'intermédiaire de son
ancien professeur, Paul Demeny, un jeune poète
qui vient de publier son premier recueil et à qui Rimbaud confie ses
poèmes.
Quelques mois plus tard, Rimbaud adresse à Izambard la première
lettre du voyant
dans laquelle il lui reproche de se complaire dans le "ratelier
universitaire", et juge sa poésie "horriblement
fadasse", ce qui aura pour effet de mettre fin à leur
correspondance ainsi qu'à leur amitié.
Izambar quittera finalement l'enseignement pour se lancer dans le journalisme.
Lorsque Rimbaud rencontre Ménélik en février 1887, celui-ci vient
juste de conquérir la province du Harrar et de la rattacher à
son fief.
La cargaison de fusils que Rimbaud a mis presqu'un an à
acheminer ne semble plus trop intéresser le roi du Choas.
Ménélik se plaint d'un retard de livraison et objecte que les
armes sont toutes de vieux modèles. Il consent toutefois à payer
un prix trés bas auquel il entend déduire la somme que soit
disant lui devrait feu Labattut (l'ex associé de Rimbaud). N'ayant
plus trop le choix, Arthur liquidera son stock pour un prix dérisoire
et réglera les dettes de son ancien associé.
En 1889 Ménélik se proclame empereur d'Ethiopie. Il donnera
naissance au futur Négus, Hailé Sélassié.
Nouveau débarque à Paris en 1872 alors que Rimbaud en est déjà parti et se trouve à Londres. Collaborant à l'Album Zutique, Nouveau à connaissance de textes et de la réputation (sulfureuse?) du poète de Charleville qui le fascine . Ils font connaissance en 1874 et décident de partir ensemble vivre à Londres. C'est à cette période que Rimbaud met au propre les Illuminations, dont certains textes sont recopiés de la main même de Nouveau. Celui-ci restera à peine trois mois à Londres (mars-mai). En février 75, Rimbaud alors à Stuttgart lui fait parvenir, par l'intermédiaire de Verlaine sorti de prison, le manuscrit des poèmes en prose. Très vite ils perdent contact, et Nouveau ne saura même rien du décès de Rimbaud, puisqu'il lui écrivit en décembre 93.
Le Parnasse est le nom de la montagne où siègent les dieux de l'inspiration et de l'art (Dionysos, Apollon, les Muses). C'est en toute modestie celui que se donnent les poètes qui rassemblent leurs oeuvres dans les trois recueils collectifs (1866, 1871, 1876) intitulé le Parnasse contemporain. En réaction contre les romantiques et le culte du moi souffrant , ils prétendent cultiver l'émotion, faire appel aux sensations par les ressources techniques de la poésie; d'où les recherches virtuoses sur les sonorités, le lexique souvent rare et savant, les rimes, les formes fixes. Les grands maîtres du mouvement sont Leconte de Lisle, Théodore de Banville, François Coppée.
Mouvement littéraire et artistique fondé par le poète français André Breton lors de la publication de son Manifeste du surréalisme à Paris en 1924. Issu d'une rupture avec le mouvement Dada en 1922, le surréalisme fut à l'origine un projet essentiellement littéraire mais intégra rapidement dans ses rangs les arts visuels (peinture, sculpture, photographie, cinéma). Selon la définition donnée en 1924 par Breton, le surréalisme est un "automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique et morale ".
Passé officiellement dans la langue après 1830, le terme de
symbolisme désigne tout système de symboles visant à
l'interprétation d'une pensée scientifique ou religieuse
difficile à saisir. Pour les symbolistes, l'adoption du terme en
1886 affirme la valeur littéraire du symbole qui permet de saisir
une vérité supérieure et abstraite dissimulée
derrière la réalité concrète.
Le symbolisme naît en réaction contre les certitudes
matérialistes et scientifiques du naturalisme, et contre sa
prétention à peindre le réel. Après une phase
de rupture qu'on appelle le décadentisme, le mouvement affirme ses
principes dans un manifeste, publié par Jean Moréas dans
Le Figaro du 18 septembre 1886. Il revendique comme aînés
Baudelaire, Rimbaud, et surtout Verlaine. Mallarmé en devient le
chef de file.
© Au sommaire
Paul-Marie Auguste Verlaine est né le 30 mars 1844 au 2 de la Haute-Pierre à Metz, d'une famille originaire des Ardennes. Son père, ancien soldat de Napoléon, capitaine du Génie, est en garnison dans la cité. La famille quitte Metz en 1845 pour y revenir en 1849, le petit Paul enfant évoquera dans ses "Confessions" ses jeux sur l'Esplanade.
Il est âgé de 7 ans quand ses parents s'installent à Paris où il y fait ses études. Employé dans une compagnie d'assurances puis expéditionnaire à l'Hôtel de Ville de Paris, il sent s'éveiller la vocation poétique et fréquente les Parnassiens (Leconte de Lisle, Sully Prudhomme, François Coppée). Les poèmes saturniens qu'il publie en 1866 ne rencontrent aucun succès; il persévère pourtant avec Les Fêtes galantes en 1869 et La Bonne Chanson en 1870, année où il épouse Mathilde Mauté, soeur du compositeur Charles de Sivry.
En septembre 1871, il reçoit une première puis une seconde lettre signée du jeune Arthur Rimbaud ; y figurent quelques poèmes : Les Effarés, Accroupissement etc... Verlaine enthousiaste lui répond : "venez, chère grande âme, on vous appelle, on vous attend".
L'aventure de Verlaine et Rimbaud durera jusqu'en 1873, Tumultueuse, faite de séparations, de retrouvailles, elle passe par la Belgique, l'Angleterre, à nouveau Bruxelles où le 10 juillet 1873 Verlaine tire deux coups de feu sur Rimbaud après une dispute particulièrement orageuse. Il est condamné par la justice belge à deux ans de prison à Mons ; c'est là qu'il prépare les poèmes du futur recueil intitulé Sagesse.
Libéré le 16 février 1875, Verlaine se retrouve seul en France, sa femme ayant obtenu le divorce. Il part alors en Angleterre et enseigne le dessin et le français jusqu'en 1877. Il retrouve ensuite les Ardennes toujours comme professeur, au collège de Rethel. Sagesse est publié en 1881 et le nom de Verlaine devient enfin célèbre. Ses amis l'entourent (Huysmans, Villiers de l'Isle-Adam, ...) et la jeunesse est enthousiaste. Paraissent successivement Les Poètes Maudits en 1884 et Jadis et Naguère en 1885.
Mais la mort de sa mère précipite son déclin. Il entame une vie de bohême. A partir de 1889, malade, il va d'hôpital en hôpital, sa vie errante au Quartier Latin dure jusqu'en 1896 où il meurt presque abandonné. Il laisse un fils, Georges Verlaine.
Groupe créé en 1869 par des poètes et artistes parnassiens,
on y trouve notament Banville, Carjat,
Coppée, Fantin-Latour,
Forain, Gill, Verlaine. Tous les mois ils organisent
un dîner afin de se réunir.
C'est au cours d'un de ces dîner que Rimbaud, particulièrement
odieux et agressif, se fait éconduire. Furieux, il attend dans la rue
la sortie du groupe et blesse Carjat d'un coup de canne-épée.
Ces réunions, interrompues lors de la Commune, reprendront aprés
la guerre mais dans un contexte plus académique et bourgeois.
Le groupe disparaîtra en 1872.
Fondé par Charles Cros en octobre 1871, le cercle
zutique est un peu la version débridée des
"Vilains bonhommes".
Le groupe, composé entre autre de Verlaine,
Rimbaud, Richepin, Nouveau, Blémont et Cros,
se rassemble à l'"Hôtel des étrangers" dans le
quartier latin.
Ensemblent ils rédigent un recueil (l'album zutique) où se
côtoient dessins et poèmes (souvent obscènes) qui
caricaturent et tournent en dérision des poètes comme
François Coppé ou encore Albert
Mérat.
Source:
rimbaud web
neogonzo.com
au sommaire...